Alors que les rebelles – parmi lesquels des groupes d’extrémistes appartenant à la mouvance Al Quaeda – sont en plein combat au cœur de la capitale libyenne, Tripoli, et soutenus par les bombardements intensifs de l’Otan, nous avons déjà entendu et lu beaucoup de fanfaronnade ou d’autosatisfaction sur la stratégie adoptée par l’Otan depuis le mois de mars : comme quoi cette stratégie était bien la bonne, que l’attaque de Tripoli n’est que le résultat de cette stratégie, que finalement les rebelles, après des débuts laborieux, se sont révélés par la suite efficaces, etc., etc.
Bien que nos propos soient tenus « à chaud », ils le sont surtout pour rappeler à certains que la stratégie de l’Otan s’est jusqu’à maintenant révélée stérile. Quand bien même Kadhafi viendrait à perdre la partie et son régime a être déposé (ce qui n’est pas encore le cas, faut-il le rappeler) du fait que les rebelles attaquent soudainement au centre même de la capitale, ce n’est pas pour autant que la stratégie adoptée depuis mars a été la bonne.









