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Strategique.org http://www.strategique.org Techniques militaires & réflexions guerrières Fri, 03 May 2013 18:34:01 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.2.1 Regards stratégiques et tactiques sur la guerre en Syrie http://www.strategique.org/archives/847 http://www.strategique.org/archives/847#comments Thu, 02 May 2013 17:12:58 +0000 Guillaume Martins http://www.strategique.org/?p=847

 

Je m’intéresse depuis quelques temps au conflit sévissant en Syrie. Et je m’étonne d’une chose en naviguant sur l’internet – d’habitude si productif d’analyses et de commentaires sur tout et n’importe quoi –  parce que je n’ai rien trouvé, ou presque, sur l’analyse des combats actuellement menés dans ce pays.

Car une véritable guerre de moyenne intensité s’y livre. C’est l’occasion d’y analyser une guerre non pas menée par des forces de l’OTAN, mais par une puissance régionale contre une agression asymétrique de pays tiers alliés aux forces rebelles locales.

Car il s’agit de ça : une force militaire moderne équipée et organisée suivant un modèle soviétique combattant des groupes de rebelles locaux et des groupes d’étrangers extrémistes payés, équipés et soutenus par des pays étrangers (en l’occurrence et ce n’est pas un secret : le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie pour le soutien financier et logistique ; la Jordanie pour les camps d’entraînement ; et les USA, la France, le Royaume Unie et l’Allemagne au niveau diplomatique. Rien que ça !).

 

Donc, pour revenir à mon étonnement, il est certain que je ne peux pas tout trouver sur la toile et qu’il existe peut-être quelques analyses ou commentaires judicieux et intéressants, mais le fait est que je n’ai rien trouvé, ni en français ni en anglais (j’ai trouvé toutefois quelques sites russes qui commentent le conflit d’un point de vue intéressant et original).

Ainsi, je me propose de faire une succincte analyse (faute de mieux avec le peu d’éléments dont nous disposons) des combats au niveau stratégique et tactique, et dans une moindre mesure géopolitique. Car le conflit, outre une source d’enseignements intéressants, soulève plusieurs questions assez fondamentales de nos jours (voir en fin d’article).

Lire la suite (PDF) : Regards stratégiques et tactiques sur la guerre en Syrie

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Leadership & stratégie http://www.strategique.org/archives/838 http://www.strategique.org/archives/838#comments Wed, 28 Nov 2012 10:00:38 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=838 Le pouvoir d'influencer les gens, les faire fédérer et défendre une cause donnée nécessite de toucher leurs cœurs et leur faire croire en un gain morale, symbolique et immatériel pour lequel ils vont se dévouer voire se sacrifier. l'intensité du pouvoir de manipuler les gens dépend de la profondeur symbolique et spirituelle de la cause défendue et de la puissance de l'endoctrinement qui en découle, le sommet du leadership est quand la cause est personnifiée et que le leader arrive à résumer "la cause" en sa personne physique, ceci lui confère un pouvoir absolue sur ses suiveurs ,cependant dans ce cas, ce pouvoir ne pourrait être hérité ou institutionnalisé pour garantir la pérennité de l'organisation après la mort du leader fondateur. Les formes de leadership et ses moyens d'influence diffèrent et dépendent principalement des sources du leadership qui peuvent être religieuses, politiques, financières, scientifiques.... De plus leadership et phénomène de groupe vont toujours de pair, le leader ne voit le jour et ne tire sa légitimité qu'au sein d'un groupe qui n'est qu'un groupement d'humains réunit autour d'un certain nombre de valeurs, principes ou but communs, le leader est souvent reconnu comme une référence en matière de respect des valeurs communes du groupe, reconnaissance souvent tirée suite à l'âge, un palmarès exceptionnel ou sacrifices donnés pour la cause ou valeurs du groupe. Pour gouverner un groupe et réaliser les buts qu'il s'est tracé, le leader doit faire preuve d'intelligence stratégique, ce qui lui permettra de conserver sa position de chef et en même temps d’augmenter sa crédibilité grâce à des réalisations concrètes. De ce fait et ce depuis l'antiquité les leaders ont toujours cherché à se faire entourer de sages stratèges qu'ils consultent sur chaque pas à mener que cela concerne la gestion des affaires intra-groupales ou des relations avec le monde extérieur. Un stratège est donc une personne qui agit dans l'ombre, dont les réalisations ne sont connus que d'un cercle très fermé autour du chef et que le commun des membres du groupe ne sont pas sensé le connaitre ou l’aimer, c'est souvent une personne peu sociable et détestable, un cerveau rationnel au sang froid et à la langue aiguisée au service du leader et qui a comme rôle d'avertir le leader, de le critiquer et de toujours poser les questions qui fâchent même s’il risque de vexer le leader lui même. Un habile stratège est celui qui arrive à prévoir la crise au milieu la prospérité, qui détecte le danger au milieu de la sérénité et qui a le don d'écouter les subtilités des choses. Les interactions entre intelligence stratégique et leadership sont multiples et peuvent déboucher sur plusieurs configurations différentes : - Un stratège doué, mais qui sert un leader borné qui accepte mal la critique, peut se voir réduire en un flatteur qui applaudit chaque décision même catastrophique du leader dans le seul but de se faire remplir les poches et éviter de s'attirer les foudres des factions de l'élite. - Un stratège super doué, qui peut prévoir chaque pas de son maître peut finir par perdre la tête à cause de son talent car Il sera perçu tôt ou tard par le leader comme une menace. - La formation de factions ou sous-groupes au sein même du groupe peut biaiser les conseils d’un stratège dont le but ne sera plus la cause ultime du groupe mais plus tôt l’intérêt étroit de sa propre faction. - un stratège pourtant bien doué cache ses vrais talents de peur de s’attirer les envies d’autres conseillers plus influents et donc finir par priver le leader de conseils vitaux. Pour être leader il suffit de faire croire les gens en soi ou en sa cause, savoir parler et toucher les cœurs ont souvent été suffisant de par l’histoire pour lever de grandes armées et mener des conquêtes. La nécessité d’être appuyé par une intelligence stratégique n’est pas souvent une chose urgente pour un leader, l’effectif peut épargner de stratégie, il suffit de bénéficier d’une supériorité numérique écrasante vis-à-vis de l’ennemi lors d’une bataille pour arriver à la victoire même avec le général le plus incompétent au monde. Cependant à force qu’on est relativement faible et que nos moyens et ressources sont limités on fait de plus en plus appel à la stratégie en-vue d’éviter toute erreur qui pourrait être fatale au groupe et sa survie. Leadership et intelligence stratégique sont rarement réunis en une seule et unique personne, il est rare où l’humanité a connu des hommes du Calibre de Alexandre le grand, Saladin ou Napoléon Bonaparte… ceux rares connus ont su grâce à leurs dons soumettre le monde ! Source : L'épée et le bouclier ]]> http://www.strategique.org/archives/838/feed 0 Victoire in-extremis pour l’OTAN en Libye et erreurs stratégiques libyennes http://www.strategique.org/archives/820 http://www.strategique.org/archives/820#comments Thu, 21 Jun 2012 19:29:43 +0000 Guillaume Martins http://www.strategique.org/?p=820

Carte des opérations avec les batailles et campagnes de conquête de la Libye par les forces rebelles-OTAN en 2011.

 

Suite à la publication d’un rapport des services de l’Institut des forces royales britanniques, diffusé par le site du réseau voltaire, nous revenons brièvement sur les fautes et les choix stratégiques et opérationnels de l’armée libyenne face aux rebelles et surtout face à l’OTAN.

 

Comme nous l’avons mentionné l’Été dernier, lors des opérations de bombardement de l’OTAN sur la Libye, la seule stratégie adéquate pour la Libye de Kadhafi était de passer à l’offensive, particulièrement contre les fores de l’opposition mais aussi contre les forces de l’OTAN. Pour nous, la défaite de l’armée libyenne s’explique essentiellement par le fait qu’elle est restée sur la défensive. D’abord contre les insurgés de Cyrénaïque, contre lesquels Kadhafi n’a pas fait preuve de la fermeté qui l’avait rendu célèbre auparavant, voulant seulement ramener à la raison ces « jeunes un peu trop excités ». En effet, la réaction de l’armée libyenne a été au début assez molle – quoiqu’on en dise – et n’a pas cherché à détruire ces « jeunes » qui étaient alors juste considérés comme des citoyens libyens un peu turbulents. Les images des tirs d’artillerie de l’armée libyenne balayant les côtés des routes contre ces hordes de bachibouzouks (comme les a si bien nommé l’excellent journaliste de terrain – un des rares véritables journalistes qui fait bien son travail – Yves Debay de la revue Assaut) montrent clairement que le but des tirs n’étaient pas de détruire ces pauvres hères hystériques s’agitant sur leurs 4×4, mais seulement de les effrayer et de les faire reculer. Ce n’est qu’après que l’OTAN soit passée à l’action que l’armée libyenne a commencé à durcir le ton contre les rebelles. Mais à ce moment-là, après que les courts mais intenses bombardements américains aient détruits les 3/4 des défenses anti-aériennes libyennes, l’armée ne s’est focalisée que contre les insurgés, sans chercher à véritablement combattre l’OTAN et a garder une attitude passive face au blocus naval et aux bombardements aériens.

En fait, militairement, c’est une défaite sans appel de l’armée libyenne, qu’elle que fut la cause de son combat. Il semble qu’elle se soit laissée hypnotiser par la pseudo-toute puissance de l’OTAN et par la technologie des forces militaires occidentales, un peu comme une proie face à un serpent. Alors que cette puissance, si elle est bien réelle, n’est pas, et de loin, invincible. Au contraire, elle est même très fragile si on sait l’attaquer sur ses points faibles…

Quoiqu’il en soit, lorsqu’on est en guerre avec un ennemi, quel qu’il soit et quelque soit la forme « légale » de cette guerre (une guerre est une guerre, peu importante comment les juriste et autres l’appellent), on se doit de l’attaquer, on se doit de lui faire mal et de lui faire comprendre que l’on est pas un plastron d’entraînement. En tout cas, on ne doit jamais se battre comme l’adversaire le souhaite  ou se l’imagine. Il faut le prendre systématiquement au dépourvu, à défaut, par surprise, être là où il ne s’y attend pas, etc. Dans le cas de l’armée libyenne, à aucun moment – à notre connaissance – elle a surpris l’adversaire en un lieu ou d’une manière où il ne s’y attendait pas.

Il est probable que si les forces aériennes et/ou navales des pays participant à l’opération de l’OTAN contre la Libye avaient subies des pertes, surtout matérielles ici (car quasiment aucune troupe au sol n’a été engagée, seulement des avions et des bateaux qui coûtent très très chers), elles n’auraient pas longtemps continué à y participer, étant donné que leurs intérêts étaient relativement faible. Si la France par exemple, pays avec le Royaume Uni qui semble avoir eu le plus d’intérêts à cette guerre, avait perdu une quinzaine de chasseurs et un ou deux navires, elle aurait vite fait le calcul que le risque est disproportionné au gain potentiel et elle se serait très probablement retirée d’elle-même de l’opération.

 

Car il se trouve que les forces de la coalition étaient au bord de la rupture. Pour gagner, elles n’ont fait que s’adapter à leur situation assez précaire et ont précipité les choses en attaquant Tripoli à la va-vite, quitte à subir de lourdes pertes dans les rangs des insurgés (mais ce qui est d’une importance secondaire ici, puisque les hommes et les matériels de l’OTAN n’étaient pas vraiment menacés, eux). Un intéressant document (téléchargeable ici) de l’Institut des forces royales britanniques, intitulé « Héros par hasard »,  souligne que les forces franco-britanniques se sont bien adaptées à la situation libyenne à laquelle elles étaient tout d’abord mal préparées. Le rapport démontre aussi que les forces de la coalition n’auraient que difficilement pu tenir un mois de plus vu les coûts de l’opération, la fatigue des troupes et l’usure des matériels, mais hélas sans dénoncer tous les autres véritables problèmes auxquelles elles furent confrontées, étant donné l’auto-censure évidente des auteurs à l’endroit de leur armée. Mais la conclusion que l’on peut en tirer démontre l’erreur stratégique et opérationnelle des forces libyenne de ne pas attaquer énergiquement les forces de l’OTAN. Ni d’avoir suffisamment défendu Tripoli d’ailleurs (comme nous l’avons fait remarquer dans un précédent article : Attaque sur Tripoli, risque stratégique après échec stratégique pour l’OTAN). Dans les deux cas de figure, si l’armée libyenne avait et attaqué l’OTAN, et organisé la défense de la capitale, cela lui aurait très certainement permis de résister suffisamment longtemps pour voir la coalition de l’OTAN se retirer et de pouvoir anéantir les rebelles alors dépourvus de soutien aérien.

 

La guerre est et sera toujours le lieu où l’improbable peut avoir lieu, où rien n’est sûr d’avance, où le conformisme et la médiocrité sont mis à rude épreuve, et où l’intelligence et l’adaptation confère une supériorité quasi absolue… Puisse certaines armées s’en souvenir…

 

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Syrie : un missile russe porteur de messages http://www.strategique.org/archives/813 http://www.strategique.org/archives/813#comments Thu, 21 Jun 2012 17:19:20 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=813 Après plusieurs mois d’agressions contre la Syrie et plusieurs milliards investis, le bilan des opérations occidentales est correct du poins de vue médiatique mais médiocre du point de vue militaire. Pis ! L’engagement des Chinois, des Russes et des Iraniens pour garantir la sécurité de la Syrie et le respect du droit international fait que le coût d’une guerre ferait sombrer les économies de ceux qui s’y laisseraient entrainer. Ceux qui souhaitent faire croire qu’un engagement militaire direct de leur pays dans la région ne serait qu’une simple « intervention » sont soit inconscients, soit mus par un agenda irrationnel.

 

 

Par le Général Général Amin Hoteit

 

Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie  [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance. Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

 

I. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1. Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible. Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents. À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable. En effet :

- Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

- Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis. Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

 

II. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

 

III. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix. Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

 

Général Amin Hoteit (Spécialiste en stratégie militaire, général de brigade à la retraite de l’armée libanaise.)

 

Source : Tayyar (Liban)

 

 

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste] pour Mondialisation.ca.

 

[1] « La Contre-révolution au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 mai 2011.

[2] « La triple alliance contre la Syrie », par James Petras, Réseau Voltaire, 31 mars 2012.

[3] « Syrie : Manœuvres militaires en Jordanie…simple message ou signes avant- coureurs d’une opération militaire conjointe de 19 pays », par le Général Amin Hoteit, mondialisation.ca, 23 mai 2012.

[4] « Coups de semonce russes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 juin 2012.

[5] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda/Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

 

 

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L’Arabie Saoudite ouvre le Nord de son espace aérien à Israël pour attaquer l’Iran http://www.strategique.org/archives/806 http://www.strategique.org/archives/806#comments Wed, 09 Nov 2011 19:17:54 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=806

L’Arabie saoudite a procédé à des essais visant à retirer ses défenses anti-aériennes pour permettre aux avions israéliens de bombarder les installations nucléaires iraniennes,affirme le Times.

Le quotidien britannique révèle que Riyad aurait accepté d’ouvrir un couloir aérien au nord du pays, ce qui permettrait à l’aviation israélienne de raccourcir son trajet jusqu’à l’Iran. Les quatre objectifs principaux pour un raid sur l’Iran seraient les installations d’enrichissement d’uranium à Natanz et Qom, le bâtiment de stockage de gaz à Ispahan et le réacteur à eau lourde d’Arak.

Ces objectifs se situent à 2.250 km d’Israël, c’est-à-dire la limite de ce que peuvent parcourir les bombardiers israéliens, même ravitaillés en vol. Passer par le couloir saoudien arrangerait donc fortement Israël.

« Les Saoudiens ont donné leur accord pour laisser passer les Israéliens d’un côté et ils regarderont de l’autre », a déclaré au Times une source américaine. « Tout ceci a été fait avec l’accord du Département d’Etat américain. »

Selon les informations du Times, cet accord est de notoriété publique en Arabie Saoudite. Le quotidien britannique explique que, malgré la tension entre les deux gouvernements, Arabie Saoudite et Israël partagent une haine mutuelle de Téhéran et une crainte commune des ambitions nucléaires de l’Iran. « Nous le savons tous. Nous allons les laisser [les Israéliens] passer et ne rien voir », explique une source saoudienne du Times.

Les officiels israéliens n’ont pas voulu commenter ces révélations du Times. Le quotidien a également interrogé Aharaon Zeevi Farkash, chef du renseignement militaire israélien jusqu’en 2006. Ce dernier a déclaré : « Je sais que l’Arabie saoudite a encore plus peur du nucléaire iranien qu’Israël. »

Le 9 juin, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une nouvelle résolution, la quatrième depuis 2006, pour tenter de convaincre l’Iran de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Ces sanctions n’auront « aucun effet », a assuré deux jours plus tard le président iranien.

Le 11 juin, Mahmoud Ahmadinejad a également fustigé le président américain pour sa « grave erreur » et assuré qu’Israël était« condamné ».

Source : Wikistrike

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Les drones américains infectés par un virus informatique http://www.strategique.org/archives/800 http://www.strategique.org/archives/800#comments Sun, 09 Oct 2011 16:52:35 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=800

Un virus informatique a infecté les postes de commande à distance des drones américains effectuant des missions en Afghanistan et dans d’autres zones de conflits, écrit dimanche le magazine américain Wired sur son site internet.

Selon les sources citées par le magazine, le virus detecté il y a deux semaines n’a pas empêché les pilotes d’effectuer leurs missions, aucune diffusion d’informations confidentielles n’ayant été enregistrée. A présent, les spécialistes militaires oeuvrent pour éliminer le virus mais ne parviennent toujours pas à le faire.

« Nous l’éliminons, mais il revient à chaque fois. Nous pensons qu’il n’est pas très dangereux, mais en fait nous n’en savons rien », a fait savoir un des interlocuteurs anonymes de Wired.

Selon le magazine, on ignore toujours « si le virus a été introduit volontairement ou accidentellement ». Les responsables militaires américains s’abstiennent de tout commentaire, estimant que cela aiderait à trouver des points faibles dans les systèmes informatiques militaires et à les attaquer.

Les drones sont régulièrement utilisés par l’armée américaine pour des opérations militaires menées en Afghanistan et au Pakistan. Selon les médias pakistanais, en 2010, les drones américains ont porté 115 frappes dans le nord-ouest du pays, faisant au moins 670 morts.

Source: RIA Novosti

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La Syrie bombardera Israël en cas d’attaque de l’Otan http://www.strategique.org/archives/796 http://www.strategique.org/archives/796#comments Thu, 06 Oct 2011 17:19:56 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=796

Le président syrien Bachar el-Assad promet de tirer des « centaines de missiles » sur le territoire israélien si l’Otan attaque son pays, rapporte mercredi l’agence d’information iranienne Fars.

« Il ne me faudra que six heures pour transférer des centaines de missiles et d’obus sur les hauteurs du Golan et les tirer sur Tel-Aviv », a déclaré le leader syrien au cours d’une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

L’agence Fars ne précise pas la date exacte de la rencontre. Toutefois, certains médias affirment que cette déclaration a été faite le 9 août à Damas. Toujours selon Fars, en cas de frappe contre la Syrie, l’Iran attaquera les bâtiments de guerre américains dans le golfe Persique et demandera au mouvement chiite libanais Hezbollah de lancer des tirs de roquettes contre Israël.

« L’Iran attaquera les navires américains dans le golfe Persique, et les intérêts américains et européens dans la région seront menacés », a déclaré M.Assad cité par l’agence iranienne.

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LVS mag n°5 (Sept-Oct-Nov 2011) http://www.strategique.org/archives/773 http://www.strategique.org/archives/773#comments Thu, 06 Oct 2011 15:18:20 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=773

La Voie Stratégique magazine n°5

 

La Voie Stratégique magazine n°5 est disponible en version électronique PDF. La revue sera bientôt disponible en format papier. Vous pouvez vous la procurer en ligne sur lvs-shop.

 

Sommaire :

  • Attaque de Tripoli : risque stratégique après échec stratégique pour l’OTAN
  • DOSSIER : l’homme contre la technologie (La 2e GM ; La technologie : juste un paramètre parmi des facteurs multiples et complexes ; Technologies et bombardements : concepts anglo-saxons et soumission intellectuelle ; Les simulations militaires ; Pour le « réintroduction » de l’homme sur les champs de bataille ; Déresponsabilisation des combattants et non-respect de l’ennemi ; Rééquilibrage du faible au fort.
  • Stratégie des Croisades (interview de Jean-Jacques Langendorf)
  • Poliorcétique 3 – la bataille de Stalingrad
  • La guerre contre les mines – la sécurité des itinéraires en Afghanistan
  • Solutions de l’exercice n°3 – la bataille de Huê
  • Instruction : combat d’infanterie de la section et du groupe
  • Observations de Rommel
  • Gottlieb Graf von Haeseler (2e partie)
  • Bibliothèque stratégique – L’apocalypse de la modernité, Chronique du choc des civilisations

 

Extraits (PDF) : La Voie Stratégique magazine n°5

 

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Les SAS auraient subi des pertes à Tripoli http://www.strategique.org/archives/653 http://www.strategique.org/archives/653#comments Sat, 10 Sep 2011 11:21:42 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=653

 

173 soldats d’élites du 22nd  Special Air Service Regiment (SAS) seront de retour à leur domicile en provenance de Libye dans les prochains jours.

Un expert militaire britannique, Peter Beynchli, citant des sources chez les SAS dit que « les pertes subies pendant la campagne militaire, ont été déclarées inacceptables par le ministère de la Défense britannique ».

Il adffirme que « le nombre officiel de victimes n’a pas été divulgué. Mais, selon diverses sources, ils seraient entre 21 à 35 soldats. »

Les plus grandes pertes ont eu lieu, selon Beynchli, pendant l’assaut sur Tripoli et lorsqu’un hélicoptère a été abattu à la frontière libyenne avec l’Algérie.

La préparation et le maintenance d’une seul équipe du régiment coute environ 1 million de livres sterling par an, selon cet expert.

 

Source : indymedia.org.uk

 

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Combats au Soudan http://www.strategique.org/archives/649 http://www.strategique.org/archives/649#comments Wed, 07 Sep 2011 16:15:05 +0000 LVS http://www.strategique.org/?p=649

 

L’envoyé américain au Soudan a déclaré mercredi que les conflits au Nil Bleu et au Kordofan-Sud étaient des obstacles à l’amélioration des relations bilatérales que Khartoum appelle de ses voeux.

Nous voulons toujours progresser sur la voie de la normalisation des relations entre les Etats-Unis et le Soudan, a déclaré à la presse Princeton Lyman, à l’issue d’une rencontre avec le ministre soudanais des Affaires étrangères Ali Ahmed Karti.

Mais clairement quand vous avez une situation comme celle du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, cela crée un obstacle, a-t-il dit, ajoutant que le conflit avait engendré de graves problèmes, notamment des violations des droits de l’Homme et une crise humanitaire.

Débutés vendredi, les combats, incluant des raids aériens, se poursuivaient mercredi dans huit localités, notamment à Damazin, la capitale du Nil Bleu, selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

M. Lyman a jugé extrêmement important que les deux parties autorisent l’accès des agences humanitaires. Nous ne devrions pas attendre dans cette crise humanitaire (…). Nous pensons que c’est extrêmement important et nous espérons que des actions seront décidées à ce sujet, a-t-il dit aux journalistes.

L’Ocha a indiqué que Khartoum avait empêché des agences d’aide onusiennes et internationales d’entrer dans l’Etat du Nil Bleu, où le déclenchement de combats il y a une semaine a fait au moins 50.000 déplacés.

Des agences onusiennes et des partenaires humanitaires internationaux (…) ont demandé l’autorisation du gouvernement pour accéder à l’Etat (voisin) du Sennar et à certaines zones sécurisées du Nil Bleu pour évaluer la situation et répondre aux besoins humanitaires, a expliqué l’Ocha dans son communiqué.

Mais l’accès leur a jusqu’ici été refusé, a-t-il ajouté, précisant qu’au Kordofan-Sud voisin, où les combats durent depuis trois mois, le gouvernement soudanais a tenu à ce que l’aide soit distribuée via des partenaires nationaux, notamment le Croissant-Rouge soudanais.

(AFP – 07 septembre 2011)

 

Commentaire de LVS : il semble que le gouvernement soudanais ait compris que de laisser entrer les agences « non-gouvernementales » d’aide humanitaire originaires des pays occidentaux – et particulièrement des USA, permettrait aux centaines d’agents de la CIA et autres qui pullulent dans ces organisations de pouvoir s’ingérer dans le conflit. Le fait de tenir à ce que l’aide humanitaire soit distribuée uniquement via des partenaires nationaux, à défaut d’être une garantie de la réelle et impartiale distribution des aides, est au moins une garantie de non-ingérence de ces organisations à but moins humanitaire que de renseignement et de déstabilisation.

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